[JOURNÉE DE LA FEMME 2014] Sublimons les femmes »

Lyon (France) – Jeudi 20 mars 2014 – A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes le thème choisi par le collectif Africa 50 était « L’image de la femme Noire, un appel pour une image plus en Occident« .

C’est la salle Nelson Mandela au sein de l’Espace Culturel Afrique Caraïbe de Lyon qui a accueilli cette rencontre le samedi 8 mars 2014. On a pu noter la présence de plusieurs présidents d’associations tels que Marie Claude Pivert, Collette Ilunga, conseillère d’arrondissement délégué à l’insertion par l’économie dans le 9e arrondissement, le président de l’association Ecole Maternelle Pour Tous de Villeurbanne, le président du Relais de Gorée…

L’ambiance était au rendez vous, sans oublier un cocktail prévu à la fin pour agrémenter cette belle journée dont les femmes en sont fières. Tout à commencer par le micro trottoir de Jessica Barre, Membre de l’association l’Être Éphémère qui a pu recueillir différents points de vue de femmes par rapport à cette journée du 8 mars. Sur ce les femmes étaient prêtes à y répondre : parmi elles, une femme d’origine Bulgare a tout fait, dit-elle pour sortir de ce cliché que certains évoquent souvent comme les femmes ne sont faites que pour les ménage que pour être femmes au foyer…Car à l’époque, elle voulait faire du judo, du chevalet ses parents lui ont dit que cela correspondait à des activités appropriées aux hommes et non aux filles. Elle dit qu’aujourd’hui les filles et les garçons peuvent occuper les mêmes métiers. Les femmes ne sont pas là que pour donner vie mais apporter un plus dans la société. Tout en oubliant pas que ce sont les hommes qui ont créé les règles qui nous organisent rajoute-elle…

Sandy Asaré, chargée de communication de l’association a pris la parole en précisant les sous thèmes à respecter lorsque l’on parle de la femme :
– valorisation
– emploi
-combat
-injustice
-égalité
-condition…

La problématique a-t- elle dit est partie de l’image de la femme noire pendant l’esclavage (16e et 19e siècle). Une question qui a fait débat jusqu’à la fin de la rencontre peut être résumée ainsi : Comment les femmes peuvent s’affirmer sans passer par la vulgarité? Car les femmes noires ont des formes bien développées, elles adorent leur beauté… Les effets de ces préjugés sont néfastes pour nos vies quotidiennes tant aux niveaux professionnel et social. Beaucoup d’améliorations ont été constatés au 19e siècle puisqu’on est passé de la femme garçonne à une femme plus féminine comme Marilyn Monroe. En 1980, c’est Naomie Campbel qui est devenue le modèle de référence. Pour terminer Sandy Asaré a souligné que le hip hop était venu revaloriser la femme noire. Particulièrement en ce qui concerne le physique par le fait que cette culture hip hop soit aussi appréciée par les Occidentaux On a pu remarquer que les femmes blanches imitent et veulent devenir comme ces femmes blacks c’est ainsi qu’aujourd’hui certaines vont se faire gonfler les lèvres et le postérieur avec la chirurgie esthétique.

La journée s’est terminée avec Denise Mamah Djiman membre de l’association qui a insisté avec ses propos : « Quelle que soit la race n’oublions pas que nous sommes un pouvoir et une force. La preuve l’homme ne peut pas donner vie mais c’est la femme qui la donne… Et malgré tout ça ces hommes veulent nous étouffer ce pouvoir…. Aujourd’hui aucun métier n’était uniquement réservé aux femmes, on voit des femmes exercer des métiers militaires, pilotes, médecins…  » Et il faut remarquer que la technique et la capacité n’a pas de sexe. Elle terminé en déclarant « SUBLIMONS LA JOIE, SUBLIMONS LA FEMME… »

Hugette Kassongo

Photos : Jessicca Barre

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