Débat avec les représentants des candidats à l’élection présidentielle

Après avoir organisé la campagne citoyenne « Voter c’est exister » au mois de décembre 2011 dont l’objectif était d’inciter ceux qui se croient éloigner de la République à s’inscrire sur les listes électorales, le collectif AFRICA 50 a décidé de participer de manière active à la campagne présidentielle 2012.

Plusieurs événements sont prévus dans ce cadre. Le premier qui aura lieu vendredi 23 mars 2012 sera l’occasion d’écouter les représentants des candidats à l’élection du 22 avril et du 6 mai 2012. Tous les candidats sans exception ont été invités à participer à ce débat.

Le collectif AFRICA 50 qui regroupe des associations de culture africaine et des amis de l’Afrique souhaite que certaines questions souvent inaudibles dans cette campagne présidentielle soit entendues.

Les populations d’origine africaine vivent sur le territoire français depuis plusieurs générations et participent aux choix démocratiques de la France.

De plus, nombreux d’entre eux ont leur pays d’origine ou celui de leurs parents qui ont des liens forts avec l’ancienne métropole. Aujourd’hui, il est indéniable que tant culturellement qu’économiquement les relations perdurent.

Voilà pourquoi le collectif AFRICA 50 a décidé de s’impliquer démocratiquement dans cette campagne en invitant les représentants des candidats à venir présenter leur programme et échanger sur ces questions.

Deux axes principaux seront abordés lors de ce débat. Le premier concernera les questions nationales et le second s’élargira au plan international.

Au plan national, il sera évoqué des thèmes d’ordre social, économique et culturel. En effet, nos populations souvent en difficulté sont souvent confrontées à de graves problèmes aggravés par la crise économiques.
Comment ne pas avoir à l’esprit des problématiques comme celle de la lutte contre les discriminations, l’échec scolaire, les contrôle eu faciès ou plus récemment les stigmatisations répétées ?
De même, où en est-on sur la question du droit de vote des étrangers ou des conditions de reconduites aux frontières ?
D’autre part, tout le monde sait que la part des transferts d’argent dans l’aide au développement est de plus en plus importante, est-il possible de mieux l’organiser et la rendre plus efficace ?
Culturellement le partage existe à travers les nombreux échanges mais ne serait-il pas possible de mener la réflexion afin de faciliter le mieux-vivre ensemble sur tous les territoires de la République car en connaissant son alter ego on dépasse les préjugés?

En ce qui concerne la question internationale, nombreux sont les bi-nationaux parmi les électeurs. Ils sont donc très intéressés voire préoccupés par les relations entrel’ancien pays colonisateur et les anciennes colonies. Ces derniers mois ont montré que ce sujet restait très important. Il est donc très nécessaire d’y réfléchir car pour de nombreux citoyens certaines ambiguïtés n’ont pas été levées. Dans le prolongement, il y a quelques années la France avait décidé de consacrer 0,7% de sa richesse nationale à l’aide au développement, où en est-on ? Et dans ce contexte de crise économique, ce taux a-t-il encore un sens ?

Le collectif AFRICA 50 souhaite donc que ce débat soit l’occasion d’échanges sereins et constructifs permettant à tous les participants de défendre leurs points de vue pour les uns et poser des questions pour les autres.

Date : Vendredi 23 mars 2012
Heure : 18h à 20h
Lieu : Hôtel BEST WESTERN Saphir

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18 rue Louis Loucheur 69009 Lyon
Métro Gorge de Loup

Dans le cadre de la campagne de l’élection présidentielle 2012, le collectif Africa 50 qui regroupe plus de 30 associations a invité les représentants des candidats à venir défendre leur programme vendredi 23 mars 2012 à Lyon. Sur les dix candidats retenus par le Conseil Constitutionnel seulement 5 ont répondu favorablement. Devant un public relativement nombreux, le débat s’est concentré sur 3 axes principaux à savoir la présentation des candidats puis des questions sur la place des Noirs dans la société françaises ont été l’objet d’échanges très intéressants.

La dernière partie devait concerner l’international mais le temps imparti avait été largement épuisé par les autres thèmes et le manque de respect du timing de la part de la salle. Au sortir de ce débat nombreux sont ceux qui sont resté sur leur faim car ils auraient aimé poser des questions en particulier au représentant de Nicolas Sarkozy qui a brillé par son absence.

Pour Christophe Marchioso qui représentait Nathalie Artaud de Lutte Ouvrière, toutes les questions posées doivent trouver leurs solutions dans l’unité dans la lutte des travailleurs. La question de la couleur n’a aucun sens dans ce débat, l’importance étant de permettre aux ouvriers et aux ouvrières de reprendre leur place confisquée par le grand capital.

François Bayrou du Modem avait Eric Lafond comme porte parole. Dans ses propos, M. Lafond est apparu très modéré à limage son parti en souhaiant que celui-ci trouve une place sur l’échiquier politique français à équidistance entre l’UMP et le PS. Sur la question sur la place des Noirs en politique, il a invité ceux qui estiment que c’est de plus en plus difficile en ne pas désespérer en investissant les partis même si cela leur semble ne pas payer. Pour le représentant de Bayrou, la crise économique a accéléré les blocages de la société française qu’il a par ailleurs reconnus. L’espoir pourrait naitre d’un assainissement des finances publiques.

Théodore Riottier pour Jacques Cheminade est revenu sur les prévisions de son candidat qui avait prévu, il y a quelques années, la crise économique dont les principaux responsables sont ceux qui pensent que l’économie ne se résume qu’à un vaste casino financier dont le but est de s’enrichir en ruinant les autres. C’est pour cette raison que la question de la place des minorités est loin de la préoccupation des financiers et tant qu’on ne changera pas de logiciel de réflexion, la situation sera la même et nous poursuivrons les 30 piteuses.

Le candidat François Hollande avait désigné Martine Roure pour porter la bonne parole. Elle a, tout d’abord, tenu à apporter à apporter des précisions qui est loin de l’image d’incompétence que tente de lui coller ses adversaires. Selon elle François Hollande sait ce qu’il veut et sait où il va. En ce qui concerne les problèmes comme ceux de la discrimination et de la précarité, elle a estimé que cela était la conséquence de la casse des services publics comme l’école par exemple et qu’il était temps de remettre la France sur de bons rails.

Patrick Finel du Front de Gauche a défendu les couleurs de Jean Luc Mélenchon. Venu de Paris, le spécialiste Afrique de Mélenchon était le plus à l’aise. Il a tout suite trouvé l’écoute du public. Patrick Final à l’instar de son leader n’est pas passé par quatre chemins pour dénoncer les abus de la société dans laquelle nous vivons où les différentes plaintes énoncées ne sont que la conséquence du tout financier qui a été imposé. Selon il faut éviter de ramener le débat à la couleur de la peau. La crise économique a exacerbé les haines et certains les amplifient, il faut donc éviter de tomber dans le panneau.

On pourra donc retenir au sortir de ce débat que les attentes politiques de la part des Afros sont très grandes mais que les réponses de la part des politiques sont loin d’être satisfaisantes. Cela serait-il dû aux manques de considération pour ces populations de leur part comme le soulignait un participant. Africa 50 a apporté sa pierre à l’édifice de la démocratie française en organisant ce débat.

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